Offre bio & locale

De quoi parle-t-on ?

S’approvisionner en produits bio, locaux et de qualité est un enjeu de tous les jours qui attire de plus en plus de restaurants collectifs.
Alors qu’il a été affirmé par l’Etat et la Région Nouvelle-Aquitaine le développement d’une offre de proximité en restauration collective, il semble important d’apporter des points de précision quant à ce phénomène grandissant pour éclairer sur les objectifs finaux.

L’engagement des fournisseurs du portail

Le « Pôle régional de compétences sur la restauration collective bio et l’alimentation de qualité » (pôle régional RHD), créé en 2012, regroupe les instances œuvrant sur les politiques alimentaires, principalement la DRAAF, l’ARS et le Conseil Régional. Il est animé par Interbio, rejoint par l’AANA (Agence de l’Alimentation Nouvelle-Aquitaine) en 2017 en lien avec d’autres partenaires régionaux impliqués dans des démarches d’amélioration de l’offre alimentaire (conseils départementaux 64, 33, 47, Bordeaux Métropole…).Ces deux associations sont à l’origine et gestionnaires d’un portail d’information web sur la restauration collective (http://www.restaurationcollectivena.fr). L’objectif de ce portail web est de créer, à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine, une entrée claire et efficace sur internet pour les parties prenantes de la restauration collective concernées par les démarches d’alimentation durable.Parce que l’attente des acteurs est forte vis-à-vis d’une alimentation de qualité, valorisant notamment les productions locales et les relations avec les producteurs locaux, le portail présente un volet « offre bio, locale et de qualité». Ce volet permet le recensement et la cartographie d’une offre alimentaire régionale. Il a pour objectif de permettre notamment aux acheteurs publics des échanges préalables avec les opérateurs économiques tout en promouvant un approvisionnement de proximité en restauration collective, garant d’une diversité des produits, du respect de leur saisonnalité, d’une origine et d’une qualité connue, dans un cadre de développement durable et dans le respect des principes de la commande publique.Cette charte a pour objectif de définir les conditions de référencement des fournisseurs de denrées alimentaires et de préciser l’origine des produits proposés dans le volet « offre bio, locale et de qualité», du portail web dédié à la restauration collective de Nouvelle-Aquitaine.

Pour consulter la charte des fournisseurs, Cliquez-ici

L’approvisionnement Bio, Local et de qualité

 Les signes officiels de qualité

Lorsqu’on parle d’une denrée alimentaire, il est souvent difficile de choisir parmi un grand nombre de produits qui semblent tous présenter les mêmes caractéristiques, gustatives, les mêmes modes de production…

Certains produits se différencient des autres car ils portent sur leur emballage, à côté des informations réglementaires obligatoires (dénomination de vente, date limite de consommation, etc.), des informations sur l’origine, l’éthique ou encore le savoir-faire.

Parmi ces informations, certaines sont définies comme des signes officiels de la qualité

Sous ce terme, on regroupe un ensemble de démarches volontaires, encadrées par les pouvoirs publics, qui garantissent aux consommateurs qu’ils achètent des produits répondant à des caractéristiques particulières régulièrement contrôlées par un organisme certificateur tiers indépendant.

La qualité peut être fondée sur différents éléments, qui peuvent être le mode de production ou de transformation, les conditions d’élevage, le goût, le lien au terroir, des critères environnementaux etc.

Ils sont délivrés par les pouvoirs publics, l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO)..

En France et en Europe, des logos officiels permettent de reconnaître des produits qui bénéficient d’un signe officiel de la qualité et de l’origine :

Plus d’informations sur les sites suivants :

Le circuit court dans tout ça

«  Selon le Ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, est considéré comme « un circuit court un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire ».

On qualifie de circuit court, le circuit de distribution dans lequel intervient au maximum un intermédiaire entre le producteur et le consommateur.

Tendance actuelle de consommation, de nombreux acheteurs de la restauration collective sont friands de ce mode d’approvisionnement. Même si certains l’ont déjà mis en pratique depuis de très nombreuses années, les collectivités, acteurs majeurs du développement de l’économie locale, s’investissent de plus en plus sur ce sujet.

Attention toutefois à être vigilant sur les objectifs que l’on souhaite atteindre car le circuit court ne privilégie pas systématiquement le producteur local (il n’y a pas de notion de distance entre le lieu de production et le lieu de consommation). Par exemple : Un fournisseur de bananes de Guadeloupe qui vend directement ses produits à la collectivité peut être considéré comme du circuit court !

Privilégier l’approvisionnement local dans ma restauration collective

Privilégier le local, c’est avant tout, maitriser l’offre disponible sur le territoire mais aussi maintenir l’activité économique sur son territoire et donc préserver une vie et des emplois en local. Sans cette connaissance des fournisseurs locaux, il est difficile de s’engager dans une réelle démarche de relocalisation de ses approvisionnements.

La connaissance des cahiers des charges spécifiques aux SIQO du territoire (label rouge, AOP, IGP…) permet d’orienter la rédaction des appels d’offres pour les achats

L’ensemble des données et contacts de ce portail vous permet de mener à bien votre projet alimentaire en approvisionnement local, bio et de qualité.

Retrouvez des outils et rubriques pour vous aider sur la relocalisation de vos approvisionnements » :